mercredi 14 août 2013

L'épisiotomie

Je n'ai pas connu l'épisiotomie, mais j'étais déjà contre depuis ma première grossesse, en ayant regardé dans 'les maternelles' le témoignage d'une sage femme avec preuves à l'appuie disant que cette pratique n'est plus du tout nécessaire et même néfaste pour le corps de la femme : ça bousille le périnée.

Et puis il y a 3 mois,  je tombe sur cette vidéo : ici

Voilà vous savez tout, maintenant vous êtes prêtes à lire la suite....


Voici deux articles écrit par une amie sur son blog, que je voulais forcément partager avec vous, car cela est plein de bon sens mais surtout de vérité.
 
Aujourd'hui en France, chaque jour, 
1500 femmes sont mutilées sexuellement

" Ce n'est pas une métaphore. Je ne parle pas de mutilation psychologique ou symbolique. Le chiffre que je vous avance, c'est à la louche, le nombre de femme qui subissent une épisiotomie tous les jours.
L'épisiotomie consiste à couper le vagin d'une femme pendant son accouchement (au ciseau). 

Pourquoi l'épisiotomie est inutile et dangereuse ?

Si on vous a dit qu'il valait mieux couper plutôt que ça déchire, que ça préserve le périnée, ou encore que ça empêche les déchirure graves, on vous a menti. Les études ont démontré qu'au contraire, l'épisiotomie augmente le risque de déchirure grave, d'incontinence urinaire et anal et que les déchirures naturelles causent en moyenne moins de problèmes que la cicatrice d'une épisiotomie.(1)
On me dira qu'il y a des cas où c'est quand même indispensable. Les voici : Souffrance fœtale aiguë (quand chaque seconde compte, ça permet d'en gagner quelques unes) et quand la femme présente déjà une mutilation sexuelle (à ce moment l'absence d'épisiotomie entraine des déchirures graves et systématiques). Ne me dites pas que 70% des primipares françaises sont excisées ou ont un bébé en souffrance aiguë.
Le conseil national des gynécologues réclame que l'on descende en dessous de 30%, l'OMS (Organisation Mondial de la Santé) estime qu'un taux d'épisiotomie supérieur à 20% relève de la dérive culturelle et préconise un taux inférieur à 10%. En France, les femmes accouchant pour la première fois subissent une épisiotomie dans 70% des cas.
Et pour celles qui ont peur que ça déchire (entre parenthèse, on t'a coupé chérie alors dis moi où ça a été mieux, au moins la déchirure tu peux encore rêver qu'elle ait pas lieux...) :
Sachez que les petites déchirures naturelles ne sont pas graves et cicatrisent assez bien (parole de scout, j'ai déchiré avec deux points de suture pour mon premier, j'ai eu aucun souci pour m'asseoir, faire pipi, retrouver une activité sexuelle normale. Deux semaines après l'accouchement j'avais à nouveau des rapports sexuels sans que la cicatrice ne pose problème. Ma soeur jumelle, épisiotomie six mois plus tôt, deux points de sutures, six mois après elle m'en parlait encore). Il semblerait que cela s'explique par le fait que la déchirure "suit la fibre" donc perturbe moins les tissus qu'une franche coupe qui passe au travers. Bref...

I - L'ÉPISIOTOMIE N'A QUE TRÈS PEU D'AVANTAGES.
1) Supposée prévention de l'incontinence

Conclusion d'une étude universitaire française : "L’épisiotomie systématique ne protège pas de l’incontinence urinaire ou anale quatre ans après le premier accouchement." 

(Source : Troubles périnéaux quatre ans après le premier accouchement : comparaison entre épisiotomie restrictive et systématique


2) Supposée prévention des déchirures graves

Recommandation du Collège National des Gynécologues et Obtétriciens français : "Lorsque le périnée semble sur le point de se rompre au moment de l’expulsion, une pratique systématique de l’épisiotomie n’est pas nécessaire ; en effet dans cette situation, une politique restrictive de l’épisiotomie permet de multiplier par trois le taux de périnées intacts sans pour autant augmenter le risque de déchirures du troisième degré"
(Source : Recommandation pour la pratique médicale)

Donc vous avez plus de chance de ne pas déchirer sans épisiotomie, et pour les déchirure grave, ça aura lieu avec ou sans épisiotomie. Certaines études vont même plus loin, montrant une augmentation des déchirures graves avec l'épisiotomie (c'est le cas pour l'épisiotomie médiane qui est celle pratiquée en France, Source : Recommandation pour la pratique médicale)


3) Le supposé avantage de la coupe franche versus déchirure concernant les petites déchirures

Conclusion d'une étude réalisée pour l'OMS : "En comparaison avec l'épisiotomie de routine, dans le cas de l'épisiotomie sélective il y a moins de traumatismes périnéaux postérieurs (...), moins de sutures (...) et moins de complications de la cicatrisation"


(Source : episiotomy for vaginal birth)


CONCLUSION : L'épisiotomie ne prévient ni l'incontinence, ni les déchirures graves et cicatrise moins bien qu'une déchirure naturelle.


II - LES RECOMMANDATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES NE SONT PAS RESPECTÉES EN FRANCE


L’OMS précise : "n’envisager l’épisiotomie que dans les cas de :
  • accouchement par voie basse compliqué (siège, dystocie des épaules, extraction par forceps, extraction par ventouse obstétricale)
  • cicatrices de mutilations sexuelles féminines ou de déchirures périnéales complètes voire complètes compliquées mal cicatrisées
  • souffrance fœtale."
(Source : Prise en Charge Des Complications de la Grossesse Et de L'Accouchement, publication de l'OMS)

Quant au Collège national de Gynécologie et Obstétrique français, voilà ce qu'il dit :
"Il faut instituer une politique incitative pour faire baisser progressivement le taux moyen d'épisiotomies en France en dessous de 30 %" 


(Source : Recommandation pour la pratique clinique)


CONCLUSION : Aujourd'hui avec 70% d'épisiotomie chez les primipares en France, on peut se demander pourquoi les hopitaux français ne suivent ni les recommandations internationales, ni celle des instances françaises.



III - MUTILATION SEXUELLE
1 -Similarité avec l'excision

Cette partie concerne mes observations simples. Bien sûr, j'adorerais que de vraies études soient faites. On peut retrouver des témoignages de femmes affirmant ne plus ressentir de plaisir au niveau du clitoris ou du vagin après un accouchement, voici quelques exemples trouvés sur le net :

"Récemment, j'ai remarqué que la ZONE du CLITORIS était totalement insensible, comme ANESTHESIEE ."

ou encore

"j'ai eu une épisio et les ventouses pr sortir mon ptit coeur qui était coincée ! depuis j'ai mal au clitoris"

Je remet donc rapidement les images qui m'ont fait faire un lien pas très heureux entre l'épisiotomie et le clitoris :

En jaune c'est le clitoris (oui, le clitoris a une structure interne, ce n'est pas juste le truc qui dépasse)
Source des images : http://www.christopher.compagnon.name/sexualite/sexe_femme_clitoris.html






Maintenant je vous montre une épisiotomie :



2 - Similarité avec l'infibulation : le "point du mari"

L'infibulation consiste à coudre les petites lèvres pour réduire l'orifice vaginal.

Bernard This, médecin :
" Faire une épisiotomie implique cet autre geste : recoudre.
On recoud souvent "bien serré" ("votre mari me remerciera, madame!"), ce qui s'appelait autrefois des "points de courtoisie" ou les "points du père"...
En termes appropriés, il s'agit d'infibulation. "

­

Voilà, à chaque fois qu'on fait une épisiotomie en France, un petit chaton meurt (et une femme souffre inutilement dans son intimité). Plus sérieusement, c'est beau d'aller pleurer sur les petites afghanes, ça permet d'oublier qu'en France on a les mêmes soucis. "

 
(1) Étude réalisée en 2004 dont les résultats sont disponibles ici : 

http://afar.info/wp/docs/episio-compil1.pdf


Que faire alors ?

Vous pouvez rédigez une lettre de décharge, voici un exemple : décharge épisiotomie

Voici le témoignage d'une maman qui a vécu une épisiotomie, et qui grâce à cette mauvaise expérience a réalisé un magnifique cheminement de vie : témoignage d'épisiotomie

Dites vous bien que rien n'arrive sans raisons !


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